Dans une étude publiée par l’American Journal of Preventive Medicine [1], des psychologues du comportement et des experts de la perte de poids ont découvert que les applications mobiles dont l’objectif est d’aider les gens à perdre du poids, sont très lacunaires quand il s’agit des stratégies visant à faire modifier les comportements.

« Les applications comprennent quelques stratégies comportementales fondées sur la science, mais dans une limite très réduite » explique le Dr Pagoto. « Les stratégies qui font souvent défaut sont celles qui aident les patients à s’y tenir et à rester motivés. »

Dans leur étude, les chercheurs ont évalué 30 applications mobiles pour maigrir parmi les plus populaires sur le marché, qu’ils ont analysées sur 20 stratégies fondées sur des éléments de preuve scientifiques. La plupart des applications évaluées comprenaient peu ou pas du tout de stratégie comportementale de perte de poids – 28 sur 30 ne comprenaient que 25% des stratégies voire moins. Même les deux applications les plus populaires ne comprenaient que 65% des 20 stratégies.

Les stratégies pour maigrir qui reposent sur des preuves scientifiques, ce qui signifie qu’elles ont été scientifiquement étudiées et validées comme étant efficaces, comprennent le contrôle du stimulus de la volonté, la résolution des problèmes, la réduction du stress et la prévention des relâchements. Les 20 stratégies que l’étude a notées sont celles conçues pour aider les participants à opérer des changements comportementaux modestes afin de perdre de 5 à 7% de leur poids de corps. L’équipe de chercheurs s’est aussi intéressée à déterminer si les applications incluaient des caractéristiques technologiques visant à augmenter ces stratégies comportementales. « Mais le bon côté des choses en ce qui concerne la façon dont ces applications utilisent la technologie, c’est qu’elles font certaines choses réellement intéressantes » note Pagoto.

Les améliorations incluent des scanners de codes-barres qui peuvent être utilisés dans un supermarché pour obtenir instantanément les informations nutritionnelles des produits ; les réseaux sociaux où les utilisateurs peuvent s’encourager et se soutenir les uns les autres ; des pense-bête par email et par texte et des calendriers pour programmer des exercices et pour enregistrer sa consommation alimentaire.

La question finale des chercheurs était : « en a-t-on vraiment pour son argent avec ces applications ? »

La réponse est clairement non, dit le chercheur. « Les applications gratuites font aussi bien que les applications payantes pour ce qui est d’inclure des stratégies qui sont scientifiquement fondées. Ce qui est une bonne nouvelle pour le consommateur.

« Là où nous espérons que la prochaine génération d’applications pourra faire mieux est dans l’incorporation de certaines des stratégies qui aident l’utilisateur qui pourrait ne pas être assez rigoureux pour ce qui est d’enregistrer son alimentation tous les jours afin de rester sur la bonne voie face à ses objectifs » conclut le chercheur.

Références :

[1] Pagoto et Al. Evidence-based strategies in weight-loss mobile apps. American Journal of Preventive Medicine, Oct. 2013.

A lire également