Il n’y a pas de différence substantielle de qualité entre les œufs produits de façon biologique et ceux produits conventionnellement. C’est un des nombreux résultats d’une étude de l’Agricultural Research Service (Service de Recherche en Agriculture – ARS), publiée dans le journal Poultry Science [1] qui a examiné différents aspects de la qualité des œufs.

La technicienne de l’ARS, Deana Jones, et son équipe de l’agence de Sécurité des œufs et de l’Unité de Recherche de la Qualité d’Athènes, ont découvert qu’en moyenne il n’y avait pas de différence dans la qualité substantielle entre les deux types d’œufs. Ainsi, quelque soit l’espèce d’oeuf choisie, la qualité sera pratiquement la même que pour tout œuf.

L’équipe de l’ARS a trouvé que la plus grande différence était la taille de l’œuf dans un carton entre les œufs bruns et les œufs blancs. Alors que les œufs bruns étaient plus lourds, les œufs blancs avaient des pourcentages plus élevés de graisse brute et de solides totaux. Mais selon cette étude, il n’y avait pas de différence significative dans la qualité des œufs bruns et blancs.

La qualité est mesurée par l’unité de Haugh, nommée d’après Raymond Haugh. En 1937, il a développé l’unité Haugh comme corrélation entre le poids d’un œuf et la taille du blanc d’oeuf, ou la partie la plus épaisse du blanc d’œuf. L’unité Haugh est devenue l’unité de mesure la plus utilisée de la qualité intérieure d’un œuf, et est considérée comme étant l’ »étalon or » de la détermination de la qualité de l’intérieur d’un œuf.

Jones et son équipe ont réalisé une enquête sur les œufs blancs et bruns à grosse coquille, avec des différences de production et nutritives telles que la production traditionnelle, sans cages, en plein air, pasteurisés, améliorés nutritionnellement et fécondé. L’objectif était de déterminer si la qualité physique et des différences dans leur composition existaient parmi ces différents œufs.

Parmi les déclarations les plus souvent rencontrées sur les emballages des œufs on trouve : les pratiques de culture, la nutrition des poules, l’enrichissement des œufs (oméga-3), la production biologique. Les tarifs de ces produits sont typiquement plus élevés mais peuvent varier d’un vendeur à l’autre.

Références :

[1] D. R. Jones, M. T. Musgrove, K. E. Anderson, H. S. Thesmar. Physical quality and composition of retail shell eggs. Poultry Science, 2010 ; 89 (3) : 582

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