Le positionnement des complémentaires santé dans l’assurance santé, mercredi 16 juin

Le constat est indiscutable : les organismes d’assurance maladie complémentaire jouent aujourd’hui un rôle incontestable et quasi généralisé dans l’accès au système de santé et le financement des soins de santé. Alors que jusqu’au début des années 80, moins de 70% de la population bénéficiaient d’une couverture maladie, aujourd’hui plus de neuf personnes sur dix en disposent. Les prestations versées par les organismes d’assurance représentent 13,7% de la Dépense en Soins et Biens Médicaux (DSBM) soit 23,3 milliards d’euros en 2008 contre 12,7% en 2001 et ce malgré une hausse de plus de 40% de la DSBM sur la même période. Cette forte progression du marché de la complémentaire cache néanmoins de fortes disparités entre les différentes familles d’organismes, entre les différents contrats, tant dans le contenu des garanties offertes que dans les modalités de la souscription.

Intervenants:

Carine FRANC, économiste, chargée de recherche à l’INSERM

Guillaume SARKOZY, délégué général du groupe MALAKOFF MEDERIC

Hippocrate 5 Complémentaire santé

CR5 Hippocrate Complémentaires santé et Assurance maladie


L’inéluctable augmentation des dépenses de santé – mercredi 26 mai 2010

Les dépenses de santé sont d’ordinaire abordées sous l’angle de leur financement, avec la perspective des sacrifices à consentir. Une croissance rapide des dépenses de santé est d’emblée considérée comme insoutenable. Implicitement, elles sont conçues comme un coût à comprimer.

En raisonnant de la sorte on confond deux questions : celle de l’efficience de la dépense de santé et celle de son niveau optimal. L’efficience de la dépense doit absolument être recherchée : elle consiste à minimiser les coûts, pour un niveau donné de consommation de soins et donc à réduire le gâchis des ressources. Mais l’efficience peut être atteinte pour un niveau de consommation de soins faible ou important. La question du niveau optimal des dépenses reste entière. Quelle proportion de ressources voulons-nous consacrer à notre consommation de soins ?

Intervenants:

  • Brigitte DORMONT,professeur à l’Université Paris-Dauphine, chercheur au LEDA-LEGOS, professeur invitée à l’Université de Lausanne, Institut d’Economie et Management de la Santé, responsable de la Chaire « Santé, risque, assurance » de la Fondation du Risque
  • Raoul BRIET, membre du Collège de la Haute Autorité de Santé et président du conseil de surveillance du Fonds de réserve pour les retraites (FRR)

Fiche4 Hippocrate Dépenses de santé

CR Hippocrate 4 Dépenses de santé

Etat de santé, emploi des seniors, système de retraite: quels enjeux économiques? – Mardi 27 avril

Les différentes branches de la Sécurité sociale sont bien souvent décrites et analysées indépendamment les unes des autres. Le coût social de la santé est apprécié, par exemple, à partir du seul déficit de l’Assurance Maladie estimé pour le régime général à -11,5 milliards pour 2009 et -14,5 milliards d’euros pour 2010, ce qui représente près de 50 % du déficit global de la Sécurité sociale (LFSS, 2010). Or l’évolution de l’état de santé des populations joue un rôle déterminant sur le maintien dans l’emploi, et donc sur l’équilibre de la branche vieillesse, mais aussi sur la branche AT-MP à travers les risques professionnels.
Ces relations se renforcent avec l’avancée en âge. L’état de santé des seniors de plus de 50 ans constitue ainsi, à bien des égards, un enjeu économique tout à fait déterminant dans un contexte où chaque année depuis 2006 environ 800 000 personnes atteignent l’âge de 60 ans contre 500 000 précédemment.

- Dominique LIBAULT, directeur de la Sécurité Sociale, Ministère de la santé
- Thomas BARNAY, maître de conférences à l’Université Paris-Est Créteil – Val-de-Marne

Fiche Hippocrate 3 Etat de santé, emploi des seniors, système de retraite

CR3 Hippocrate Etat de santé et système de retraite

Les inégalités sociales de santé – Mercredi 31 mars

Des inégalités sociales de santé, c’est-à-dire des différences d’état de santé entre groupes sociaux, existent aujourd’hui dans l’ensemble des pays européens. C’est notamment le cas en France où un cadre de 35 ans a encore en moyenne 46 ans à vivre, contre seulement 39 ans pour un ouvrier. Dans son rapport récent, la commission des déterminants sociaux de l’OMS (2008) lançait un appel urgent à mettre en place des politiques pour « réduire les inégalités de santé » car il s’agit d’« un impératif éthique » puisque ces « différences systématiques d’état de santé » « sont tout bonnement injustes».
La mise en place de telles politiques nécessite donc de faire le point l’état des connaissances sur les inégalités sociales de santé et les leviers d’action possibles.

- Didier HOUSSIN, directeur général de la DGS
- Florence JUSOT, maître de conférences à l’Université Paris-Dauphine

Fiche n°2 inegalites sociales de sante

CR Hippocrate n°2 Les inégalités sociales de santé

L’assurance maladie, le modèle de 1945 est-il mort ?

Mercredi 27 janvier 2010

Les sondages le montrent, l’opinion publique est nostalgique d’un temps révolu où une Sécurité sociale généreuse et financièrement équilibrée donnait aux Français le sentiment qu’ils ne seraient jamais plus abandonnés face aux conséquences financières de la maladie et de la mort.

Assurance-maladie

CR1 Hippocrate